Paroles des chansons de la fille d’Octobre

Pour ceux qui ont aimé la fille d’octobre, voici les paroles !

Sous les nénuphars

Les nuages gris de ce grand soir

Devraient être pour toi l’augure

Du sourire triste que l’on peut voir

Figé de froid sur ma figure

Dans l‘étang bleu aux nénuphars

Si tu me trouves pourras tu voir,

Sous le rideau de mes cheveux,

Ma peau gonflée de désespoir

Et quelques larmes du fond des yeux

Eclabousser les nénuphars

Noyée au fond de mon étang

Plus je m’endors et plus je pars

Pardonne moi je n’ai pas le temps

J’espère ne pas être en retard

Pour voir ces mondes un peu plus sur

Ou je pourrais, sous mon armure

Cacher mon coeur et ses failles

Il n’est pas question de hasard

Les accidents je n’en ai cure,

Si tu regardes dans l’eau noire,

J’ai les mains accrochées sur

La longue racine des nénuphars

Si on m’extrait de ce mouroir

Et que tu veuilles me dire adieu

Plutôt que sortir un mouchoir

Fais moi plaisir balances au feu

Quelques pétales de nénuphars

Noyée au fond de mon étang

Plus je m’endors et plus je pars

Pardonne moi je n’ai pas le temps

J’espère ne pas être en retard

Pour voir ces mondes un peu plus sur

Ou je pourrais, sous ton armure

Fixer ton coeur en médaille

Noyée au fond de mon étang

Plus je m’endors et plus je pars

Pardonne moi je n’ai pas le temps

J’espère ne pas être en retard

Plus le temps de penser à vivre

Oublies moi, laisse moi pour morte

Ce moment sera dur à vivre, prie pour moi

que je sois forte (*3)

Le Crâne-Corbeau

Les mains devant les yeux et le souffle coupé

Je compte les secondes enfiévrées de bonheur

Où nous serions a deux doigts de nous embrasser

Comme au début du monde pendant des jours, des heures

Mais mon coeur est trop bête et ma gorge serrée

Ravale par avance les innombrables mots

Les amours les tempêtes dans mon âme de grenier

Ou viennent en silence mourir les oiseaux

Désolée mon amour, j’ai la bouche bien cousue

De ces fils barbelés en forme de motus

Ou s’accrochent tour à tour mes idéaux perdus

ces mensonges emboîtés comme des poupées russes

Plus je tire d’un cote plus ma langue se déchire

Je finirais un jour par la mettre en lambeaux

S’il fallait expirer tout ce que tu m’inspires,

Il faudrait des vautours pour manger tous mes mots

(Murmure : )

J’imagine bien la fin,

Une histoire sans parole,

Dans mon faible intérieur je l’ai déjà rêvé

Tu poserais ta main sur mon coeur qui s’affole

Tu lirais mon bonheur sur mes lèvres enlarmées

Et le verbe dans ma tête, libéré a tout vent

Sifflerait d’amertume aux frontières de ma peau

Et mes amours muettes me crèveraient les tympans

comme un loups sous la lune, hurlant sur mon tombeau

Faites alors mon dieu, que du fond de mon coeur

Jaillisse le si peu que j’avais de bonheur

Et que mon crane fendu vomisse les corbeaux,

Dont les langues pendues retenaient tous mes mots (*2)

Trop d’amour tue

Je me lancerais bien du plus haut des toits

Les chevilles lestées des plus lourdes pierres

Pleine de cet amour qui me rendait fière

(Elèveras-tu ton regard sur moi)

Je me jetterais bien dans les deux rivières

Que mes joues creusées ont charrié pour toi

Noyée dans les larmes étouffant ma voix

(M’accorderas tu un peu de ton air)

Trop d’amour tue

(que le ciel me prépare un asile de misère)

Si tu me fais signe je viendrais

Trop d’amour tue

(que le ciel me prépare un endroit pour me taire)

Si tu me refuses trop d’amour

Je me couperais bien les jambes et les bras

Pour donner au monde mon buste de pierre

Une fois pétrifiée au jardin d’hiver

(auras tu pitié de mon corps si froid)

Je me brûlerais bien aux flammes de l’enfer,

Que tu as laissé tout autour de moi,

Si jamais le diable me mordait les doigts

(lui livreras tu une juste guerre ?)

Trop d’amour tue

(que le ciel me prépare un asile de misère)

Si tu me fais signe je viendrais

Trop d’amour tue

(que le ciel me prépare un endroit pour me taire)

Si tu me refuses trop d’amour

Je suis assez forte pour mourir cent fois

Mille dieux en colère ne peuvent m’empêcher

Si tu approches, écoutes au fond de moi

Mon coeur c’est la terre prête à exploser

Trop d’amour tue …

Trop d’amour tue

(que le ciel me prépare un asile de misère)

Si tu me fais signe je viendrais

Trop d’amour tue

(que le ciel me prépare un endroit pour me taire)

Si tu me refuses trop d’amour

Je viendrais …Trop d’amour … (*plein de fois)

Ma maison est hantée

Comment en suis-je arrivée la,

Prisonnière de mon intérieur

Livrée en pâture a mes peurs,

A double tour au fond de moi

Debout devant ma propre porte,

Je sens mon coeur battre comme un fou

Je lui demande bien quelle sorte

De diable m’a donné rendez vous

Il n’y a pas d’issue quand l’heure est venue

Le silence aboie plus fort qu’un chien fou

Ma maison est hantée

L’horreur a fait la liste

Des plus terribles rendez vous avec moi même

(il faut que je me réveille)

Ma maison est hantée

Dans chaque pièce je risque

De ne plus être que le fantôme de moi même

(il faut que je me réveille)

Je tremble à chacun de mes pas

Quand mon ombre fait traîner ses chaînes

Elle est ma siamoise par la peine,

Noire et frôlante comme un chat

De peur je frémis dans le noir

De devenir mon assassin

Tous les angles de ma mémoire

Sont des cachettes pour mes mains

Il n’y a pas d’issue quand l’heure est venue

Le silence aboie plus fort qu’un chien fou

Ma maison est hantée

L’horreur a fait la liste

Des plus terribles rendez vous avec moi même

(il faut que je me réveille)

Ma maison est hantée

Dans chaque pièce je risque

De ne plus être que le fantôme de moi même

(il faut que je me réveille)

La triste jardinière

Je vais souvent traîner en fin d’après midi

Sur le bord de rivières que je connais par coeur

J’y plante des pensées aux formes engourdies

Et quelques roses rouges dont je choisis l’odeur

Je les arrose parfois d’une goutte de pluie

Recueillie le matin quand la triste pâleur

Des histoires d’amour a remplacé l’ennui

Des journées solitaires ou l’on compte les heures tout bas …

Et alors, fatiguée,

Etourdie du vacarme et lassée des journées,

Je cherche le silence et la nuit pour pleurer

D’autres fois je m’en vais dès que la nuit tombe

Dans les cimetières tranquilles garnir les monuments

De bouquets de violettes puisque le rite incombe

D‘être petit, serré et groupé la dedans

Il m’arrive de jeter des boutons d’or en ronde

Si par malheur je croise le tombeau d’un enfant

Je me dis que s’il y a une pitié en ce monde

Ils ressusciteront les maigres habitants d’en bas

Et alors, fatiguée,

Etourdie du vacarme et lassée des journées,

Je cherche le silence et la nuit pour pleurer

Quand les jours de repos je grimpe sur le clocher

Je regarde les collines décorées par mes mains

De pivoines de chine et de chardons penchés

Sur les vagues de lotus, d’asphodèles et de lin

Je ferme alors les yeux je ne suis pas inquiétée

Par les cloches des glaïeuls qui sonnent le tocsin

Je suis prête à mourir pour une éternité

Pour peu que l’on me dise qu’on ait aussi besoin …

De moi.

La bas …

Rien ne dure

L’humeur est moite, et la buée

A posé son voile sur nos bouches

Après l’amour le silence naît

Rien ne fait plus de bruit, qu’une mouche

Il n’y a plus à parler je te l’ai dit tout bas

C‘était le dernier mot

Il n’y a plus qu’a croiser la courbe de nos bras

Nos doigts en mikado

Et respirer, soupirer, s‘évanouir, car …

Rien ne dure

Le bonheur les promesses

Et le plus sur

C’est qu’un beau jour on cesse

De s’aimer, de se regarder, d’attendre de l’autre qu’il soit encore un peu tendre

Mais rien ne dure, tôt ou tard le bat blesse

La ou l’amour succombe à la tristesse

Comme le temps passe bientôt la lune

Déposera son voile de mariée

Sur nos corps ombrés d’infortune

Aux contours d’argent pétrifiés

Il n’y a plus a bouger, je t’ai touché le bras

C‘était mon dernier geste

Il n’y a plus qu’a compter, à rebours et tout bas

Les heures qu’il nous reste

Et respirer, soupirer, s‘évanouir, mais …

Rien ne dure

Car la vie reprend tout

Et le plus sur

C’est qu’au delà de nous

N’est que le vide et l‘étrange est façonnant

Du souvenir d’avoir été enfant

Car rien ne dure

Et nos rêves les plus fous

Sont des chimères

Abandonnées au trou

Ce billet a été posté le Lundi 26 mars 2007 ?> et est classé dans Ma vie, zik. Vous pouvez suivre les commentaires pour ce billet via le flux RSS 2.0. Vous pouvez laisser un commentaire, ou un trackback depuis votre propre site.

3 comments

tarek a réagi à ce billet :
 1 

tres bien

Le Dimanche 17 juin 2007
Jb a réagi à ce billet :
 2 

Magnifique, la chanteuse est jolie, chante bien, la musique est belle, et les paroles féériques…

Le Samedi 07 juillet 2007
Hyatt a réagi à ce billet :
 3 

Si tu aime LFO je t’invite a venir sur le forum du groupe http://lafilledoctobre.forumpro.fr

Le Mercredi 05 mars 2008

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