4 ans entièrement sous Gnu/Linux, et 5 ans avec le libre

Hé oui ! Depuis le 4 juillet 2004, je suis entièrement sous le système d’exploitation Gnu/Linux, en l’occurence sous la forme de la distribution noname qui est devenue en octobre 2004 Ubuntu. Auparavant j‘étais en double boot Windows Me (sisi) / Mandriva.

Quel bilan tirer de ces 4 années ?

Côté facilité

C’est le jour et la nuit. L’installation de la noname était très proche de la debian, mais avec quelques logiciels préinstallés en plus. Aujourd’hui, sur la Ubuntu Hardy, de nombreux logiciels sont installés par défaut. L’installation est possible même dans une partition Windows, on peut essayer sans rien installer sur sa machine ! Vraiment beaucoup plus simple qu’il y a 4 ans !

Côté matériel

Ça a évolué aussi de ce côté là. HP fait des pilotes libres depuis mai 2005 (début du projet et de la disponibilité des sources et du pilote sur sourceforge), c’est le cas depuis peu d’AMD (pilotes pour les nouvelles cartes graphiques ATI), et d’Intel depuis un poil plus longtemps (chipset graphiques intégrés dans les portables récents).

La rétro-inginiérie a aussi aidé à faire fonctionner du matériel sans pilotes linux, comme des cartes pcmcia, des cartes graphiques, son, tv, des caméras, des appareils photos, des webcams …

Enfin, il y a le cas des clefs wifi, ou certaines ont désormais des pilotes libres, ou alors fonctionnent via le logiciel ndiswrapper, qui permet d’utiliser le pilote windows ! En 2004, pour la plupart des cartes, pas de pilote libre, et ndiswrapper était loin de fonctionner (il ne devait même pas exister, d’ailleurs).

Côté ergonomie

Le projet FreeDesktop est admirable. Icônes, thèmes, dossiers par défaut pour les documents, de belles choses ont été pensées et faites par l’intermédiaire des gens qui y participent. Si vous avez aujourd’hui des dossiers Images, Musique, Téléchargements, dans votre répertoire personnel, c’est grâce à eux.

Il y a aussi eu des améliorations continues de GNOME et des autres gestionnaires de bureau pour être toujours plus agréables à regarder et à utiliser.

Et je suis également obligé de parler de Compiz Fusion, qui permet d’avoir de superbes effets 3D sur votre bureau. Certaines fonctions sont inutiles alors que d’autres sont indispensables une fois que l’on en a pris l’habitude.

Côté logiciels

Wow. Alors là ça a évolué. Dans tous les sens. Des logiciels sont morts, d’autres sont nés, certains se sont clonés, séparés, remariés … C’est ça le logiciel libre !

La qualité globale des applications libres installables dans la plupart des distributions Gnu/Linux sont aujourd’hui bien plus stables, ergonomiques et efficaces qu’il y a 4 ans.

Mais alors ? C’est parfait ?

Bien sur que non. 0,8% des machines de bureau sous Gnu/Linux dans le monde, alors que 90% des serveurs qui font fonctionner l’Internet sont sous Gnu/Linux, c’est pas terrible. Manque de publicité, manque de crédibilité (gratuit == pourri, aux yeux des marketeux), le monde Gnu/Linux n’est pas encore connu du grand public. Un article par ci, une évocation dans un reportage par là, rien de très remarquable.

Les constructeurs pourraient faire beaucoup progresser le libre en sortant des pilotes, ou en fournissant des spécificités de leur matériel, afin que ce dernier fonctionne, mais beaucoup ne jouent pas le jeu. Cela dit, de plus en plus de matériel fonctionne sans manipulations compliquées, nécessaires pour faire fonctionner les rares périphériques non reconnus.

Je ne sais pas si Gnu/Linux va vraiment être connu et avoir un essor un jour, mais en tout cas cela ne m’empêchera pas de continuer à le conseiller à mes amis et mes proches, car se passer de virus et autres spywares/malwares, sans être dans l’illégalité, ça fait un bien fou !

Ecrire un commentaire

Votre courriel ne sera jamais publié ou partagé. Les champ obligatoires sont marqués *

*
*